02 avr

Le Saint Dic(t)at

Avec l’arrivée de la loi travail, on peut assister à une frénétique gesticulation syndicale qui, comme à son habitude, brasse des hectolitres d’air dans le seul but de faire avancer ses propres intérêts, quitte à laisser ses « Camarades » crever gueule ouverte dans son sillage. Tant  mieux ! J’attendais depuis longtemps l’occasion de hurler au monde ma haine et mon dédain à l’égard de ces crevards.

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Avant toute chose je me branle de la loi travail qui n’aura pour seul effet de rendre plus esclaves un ramassis de crétins aliénés qui élisent toujours les mêmes têtes de con. De toute façon nous entrons dans une ère d’abrutissement : des voleurs et menteurs se font nommer Maîtres par des veaux tout justes bons à beugler le jour de l’arrivée à l’abattoir, mais trop cons pour se retenir de monter dans le camion. Dans ces conditions, il est parfaitement logique que les Maîtres dont la campagne est achetée par La Finance (comprends « des groupes d’intérêts au fort potentiel de pression économique », connard !) et dont la pub est assurée par des médias subordonnés aux mêmes entités, ne défendent que les intérêts de ceux qui leur ont permis d’acquérir pouvoir et influence ! Les médias ont d’ailleurs bien compris leur mission et il suffit d’observer attentivement leur rhétorique : une décision impopulaire est courageuse, un projet de recul des droits collectifs et/ou individuels est un progrès, un modernisme. Et dans ce merdier putassier, que font les syndicats ?

Le syndicaliste est en général un bobo ou un prolo

Dans un braquage, chacun son rôle. Le rôle du syndicat est celui de l’infâme. Vous savez, dans tout bon film de merde aux rebondissements mous et prévisibles il y a toujours une vielle pute dans un coin, qui a sucé toutes les forces en présence et qui attend le dernier moment pour trahir ceux qui lui font encore confiance. Le syndicat, c’est cette pute de chantier. Un rassemblement de pleutres et de lâches, totalement dépassés par le monde qui les entoure, persuadés de lutter contre l’immonde Capital en défendant toutes les causes et surtout les plus contradictoires (contre le nivellement du salaire vers le bas, contre le dumping social, pour la régularisation des sans papiers et pour l’abrogation des contrôles aux frontières … MIND FUCK). Le syndicaliste est en général un bobo ou un prolo qui se réclame d’une pensée marxiste (trotskiste, léniniste, anarchiste, peu importe, arrête de me couper sac-à-merde) mais qui n’a jamais pris le temps de lire le manifeste de 1848 du gros barbu (pas le Père Noël, mais pas loin). S’il l’avait fait il saurait ce que « l’homme nouveau » a de vomitif. Mais non. Cette tanche s’est arrêté à la préface « dictature du prolétariat » sans même parvenir à toucher le concept du doigt, sans que ça ne l’empêche de se prendre pour un Jean-Guevara quand il fait chier tout le monde en bloquant le rond-point en bas de chez lui.

Le syndicaliste c’est cette petite merde arrogante  qui te hurle des vérités générales au visage en se croyant dissident. Cette frappe qui t’attrape le bras à la sortie du métro pour te filer un tract de merde intitulé « Non à la mondialisation » alors qu’il est contre les frontières, pour l’Union Européenne, pour la monnaie commune, la politique interventionniste et pour Schengen. Le seul truc qu’il ne veut pas voir traverser le monde c’est sa bourse, enculé d’hypocrite qu’il est ! En général c’est le premier à venir t’emmerder pour que t’arrêtes de bosser, alors qu’il ne connaît du travail que la définition qu’il a vaguement entendu au lycée dans ses cours de techno quand il ne se faisait pas bolosser par Karim et Julien qui trouvaient toujours moyen de lui mettre des taloches sur le haut du crâne et de lui tirer dans le cou des projectiles palestiniens (cartouche d’encre / colle HUHU / feuille à petits carreaux). Oui parce que ce qui définit vraiment le syndicaliste c’est sa propension à être la victime de son environnement. Le gars fait des révolutions mais appelle la sous-préfecture avant pour lui demander l’autorisation ! S’il ne l’a pas ? Il reporte. Bordel comment voulez-vous que des lâches pareils puissent changer quoi que ce soit au système ? Bientôt le Medef décidera directement du parcours de la manif et de son message, et les syndicats se prendront toujours pour des négociateurs du FBI en obtenant un deuxième spéculos avec leur thermos de café équitable dégueulasse à la pause-saucisson de 12h.

des pépinières de pourris apprentis politiciens

Les syndicats ont des trésors de guerre qui feraient pâlir d’envie des dictateurs africains (CGT, FO, CFDT, tous possèdent AU MOINS un château, certains en ont plusieurs). Ils occupent l’espace médiatique en permanence alors qu’ils ne représentent que 5% des salariés. Que faut-il de plus pour comprendre qu’il s’agit d’officines du MEDEF qui piétinent les « idéaux » de ses membres ? Les syndicats négocient tous les reculs sociaux et sociétaux tout en se félicitant systématiquement d’avoir fait en sorte de « perdre moins que prévu ». Si demain une loi proposait de repasser à 45h/hebdo ils négocieraient le maintien du temps de pause-déjeuner à 1h30. Et je ne parle même pas de la bataille de merdeux que se livrent  les différents syndicats, offrant un spectacle toujours plus pitoyable de conflit en conflit. D’ailleurs, à les voir se bouffer le bec pour savoir qui pourra aller sucer les négociateurs du gouvernement (qui traitent avec des procédés démocratiques totalement Charlie tels que la menace et l’intimidation, voir la diffusion de peurs latentes), on comprend bien que leurs intérêts sont toujours individuels. Au final, les cellules syndicales sont devenues, à l’instar des associations subventionnées des années 90 (SOS Racisme et consorts), des pépinières de pourris apprentis politiciens.

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Négocier le maintien de la pause-café 

Le plus grave, c’est le coup que ces macaques de cadres du syndicat portent aux travailleurs, ceux qui se sortent les doigts du cul et sont les vraies premières lignes face à la misère ! Car en canalisant le discours et en le maîtrisant, ils font fermer leurs gueules aux dissidents qui négocieraient avec des pavés, des fourches et des bûchers façon marche rouge (1750, pour les moins cons d’entre vous que ça intéresse). En organisant des défilés toujours plus aseptisés et encadrés, ils coupent la parole aux gens, et laissent penser qu’ils sont la seule voie alternative au progrès mondialiste. Putain mais y’a 100 ans un syndicaliste c’était une grande gueule pleine de crasse dont l’espérance de vie n’excédait pas 40 ans à cause d’un taff street crédible style cheminot ou mineur, et qui te décalquait la gueule façon Germinal en plein milieu des négociations, parce qu’à un moment l’envoyé gouvernemental s’est senti à l’aise et l’a tutoyé. Putain mais qu’est-ce qui s’est passé ? Aujourd’hui, au lieu de négocier la première semaine de congés payés, la création de la sécurité sociale ou l’interdiction du travail des enfants, on parvient péniblement à négocier le maintien de la pause-café ? La tendance s’est inversée. On ne pourra plus jamais obtenir de nouveaux avantages sociaux (ou médicaux, l’amélioration des conditions de travail ça passe aussi par une conception raisonnée de celui-ci, mais c’est un autre sujet bande de chèvres) et on se contentera de refuser certains reculs capitaux, comme par exemple la renégociation des tickets restaurants.

Bienvenue en 2016 !

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Syndicats ! Pour le mal que vous faîtes aux travailleurs, s’il-vous-plait, disparaissez.

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