18 Mai

Les papilles marseillaises vont succomber au Cafi Social Club

Cafi Social Club Marseille Provence
Les quatre membres de l’association Cafi Social Club.

Aux Jeux Olympiques des fils de pute il y a des équipes qui tiennent systématiquement le haut du pavé : les politiciens, les bobos végans, les journalistes, les syndicalistes à gilet (sans manche), les guichetières de la fonction publique… Sans prédisposition génétique ou sociale, c’est bel et bien par leur mérite, mesquinerie, fourberie, roublardise et lâcheté quotidienne, qu’ils arrivent à décrocher la médaille d’or de la plus sombre merde enfantée depuis l’invention de la roue. Avec civisme, Mépris s’attelle à les mettre en lumière et à leur cracher au visage comme tout bon citoyen se devrait de le faire ; en attendant que les fourches soient sortis de la grange et les guillotines réaffutées.

Mais tant de nuances de merde rendent notre jugement difficile lorsqu’elles ne nagent qu’entre elles, au point de ne plus reconnaître le pire. Si vous en doutez essayez de distinguer le plus mauvais au sein d’EELV, du PS ou de LR. Vous verrez que le choix est cornélien.

Nos colonnes s’ouvrent donc aussi, de temps à autre, au contraste, et l’on s’accorde des pauses pour parler à ceux qui ont su gagner notre respect.

Une association avec des vrais gens dedans

Aujourd’hui nous sommes allés dans la ville de Fernandel parler avec le Cafi Social Club (CSC). Une association dont le but est de promouvoir et de mettre en avant les vrais gens, les artisans, les commerçants et plus généralement les concepts et idées jugés dignes d’exister.

Et les quatre membres de l’association ont également leur détestation, d’un genre encore inédit sur Mépris, le culinaire. On leur a laissé la parole le temps de quelques questions. Mais tout d’abord présentation !

Des souris (d’agneau) et des hommes

On est un groupe de potes à la base. On s’est rapidement rendu compte qu’on pratiquait les mêmes sports : le lever de coude et le coup de fourchette. On s’est connu à Marseille, puis chacun a fait son chemin, loin de la terre (bonne) mère. Des années plus tard, on s’est tous retrouvés ici un peu par hasard. On a choisi de faire de notre hobby un projet commun avec une idée simple : partager avec un maximum de monde notre passion du bien manger et du bien boire. On a donc créé l’asso pour rassembler le plus largement possible autour de la gastronomie marseillaise et provençale.

Pourquoi ce nom de Cafi Social Club?

On a toujours été fada d’expressions marseillaises et provençales. C’est tarpin dégaine ! Plus sérieusement, on cherchait à s’ancrer dans l’esprit régional, et le terme Cafi, qui veut dire plein, ou beaucoup, nous plait énormément. C’est ce qu’on veut montrer. Si on cherche un peu, si on regarde sous la pierre, notre ville est pleine d’idées, d’initiatives, d’artisans et de commerçants passionnés. Et en plus d’être cafi d’idées et de projets, on est cafi de blagues et de mauvais jeux de mots.

On est là pour mettre en avant les artisans, commerçants et autres qui font vivre la culture culinaire locale. Notre crédo c’est d’être curieux et bienveillant quand il s’agit de faire découvrir un partenaire, un produit ou un plat traditionnel. 

Une fois n’est pas coutume sur Mépris, on est là pour cracher un peu de notre bile. Trois questions culinaire.

L’aliment que vous aimez détester

  • Cordélia : les anchois. Entre le goût hyper salé et les arêtes, on a l’impression de manger un chat mort.
  • Flo : le tofu ! C’est comme le polystyrène, en moins bon. Et en moins nourrissant.
  • Kim : le céleri ! Dans une soupe, avec plein d’autres légumes, ça passe, mais tout seul clairement c’est dégueu. Que ce soit le goût ou la texture, rien ne va.
  • Marco : les betteraves. Juste en souvenir de la cantine et de mes visites fortuites en Picardie. C’était le pire truc qu’on nous servait à l’époque, tout juste bon à tâcher ses vêtements. Et quand on voit où sont produits ces légumes maléfiques, des champs boueux, sous la pluie et le froid, on ne peut qu’apprendre à détester ces légumes sucrés.

Le pire condiment selon vous

  • Cordelia : la sauce soja sucrée. Sous prétexte de donner un petit goût asiatique à un plat, on rajoute du sucre et du gras. Parfait pour l’obésité. La sauce soja c’est salé. Point barre. La version sucrée peut gâcher des sushis et rien ne légitime un tel risque. Et dire qu’il y a même des sauvages pour mélanger la sauce soja salée et la sucrée. Des barbares, clairement.
  • Flo : la coriandre ! Je pourrais aimer si ça ne me donnait pas envie de vomir. Je sais que je passe à côté d’une bonne partie de la cuisine orientale et asiatiques et c’est frustrant. Après réflexion, je suis aussi blacklisté de pas mal de cuisine d’Amérique du sud. Un vrai drame pour un amateur de bonne chère. Mais c’est physique, je ne peux pas. 
  • Kim : le ketchup ! C’est sucré et salé à la fois, ça prétend être fait à base de tomates… une arnaque clairement.
  • Marco : sans hésitation, la crème de  balsamique. Attention, j’adore le vinaigre balsamique. Le bon. Celui qui devient visqueux à force de vieillir et de maturer naturellement. Là, on rajoute des gélifiants chimiques dans un vinaigre balsamique dégueulasse pour faire illusion. C’est du vol ! Et les gens se font pigeonner parce que les petits tubes de crème de balsamique sont pratiques pour faire une petite déco stylée sur votre salade. Certes c’est instagrammable, mais qu’on se le dise : c’est de la merde.

Les habitudes de cuisinier à bannir

  • Flo : je ne suis pas aussi tatillon que certains, j’aime bien manger et j’adore cuisiner, mais je reste assez ouvert à des pratiques diverses et variées. Le seul vrai tabou c’est de couper les spaghetti avant de les cuire (et je n’estime pas beaucoup plus ceux qui découpent les pâtes dans leur assiette, mais ça reste acceptable). Pour rappel : quand on cuit des pâtes, on prend une grosse casserole, remplie d’eau salée et on les balance dedans entières. Et basta ! 
  • Kim : alors sur ce point je pense que ce sont mes origines asiatiques et antillaises qui vont parler. Je suis scandalisée par les gens qui ne lavent pas le riz et le font cuire sans sopalin. Aucune notion d’hygiène, en plus d’être souvent synonyme de riz raté.
  • Cordelia : on m’a devancé pour parler de la cuisson des pâtes. Chacun à sa marotte et si Flo c’est la découpe des pâtes, je serai plutôt en rébellion contre le fait de mettre de l’huile dans l’eau des pâtes. Mais puisque la thématique a déjà été utilisée, je vais en profiter pour passer un autre coup de gueule : amis cuisiniers, il faut que vous arrêtiez de goûter vos plats à la cuillère avant de vous en servir pour touiller ou mélanger votre mixture.
  • Marco : si dans l’ensemble je suis un garçon plutôt ouvert et tolérant, j’avoue qu’il y a pas mal d’habitudes en cuisine qui me contrarient. Je cuisine souvent et j’ai une idée très arrêtée de comment doivent se faire les choses : le sens ou la forme de la découpe des légumes, le moment auquel on intègre l’ail à la cuisson, l’ordre des condiments à intégrer à la vinaigrette… Mais heureusement, je parviens de mieux en mieux à admettre que d’autres méthodes que la mienne sont acceptables. Attention, je continue à être persuadé d’avoir raison. Mais peut-être que tous les autres n’ont pas tort.

L’actu du Cafi Social Club

Chaque mois nous mettons en avant une thématique, ou un partenaire. Pour le mois de mai nous avons voulu nous concentrer sur le vin avec :

  • Une série d’articles thématiques à découvrir sur notre site internet.
  • Un partenariat avec les collègues de Vin Satori, spécialistes du vin nature à Marseille.
  • Un jeu concours instagram pour gagner des bouteilles de vin. Toutes les informations sur nos pages Instagram et Facebook.
  • On profite de la réouverture des terrasses avec le premier événement en physique du CSC, un après-midi dégustation et jeux autour du vin Nature le 30 mai, spécial fête des mères : BRING YOUR MUM !

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Morel Le Rogue

Explorateur des bas-fonds des internets, des bars louches et des milieux interlopes. Contempteur de l'infinie bêtise humaine, je traque la mesquinerie et la médiocrité. J'écris donc principalement sur la #politique, mais aussi la #culture et la #société, pour déverser ma bile avec morgue.

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