08 déc

Le zuisme, la religion fiscale islandaise

Relief représentant Zu en aigle léontocéphale.

Zou, dieu ailé à tête de lion. Une divinité vieille de 4 500 ans.

Chaque Islandais, croyant et non-croyant, a l’obligation de s’acquitter d’une dîme annuelle pour financer un culte. Eux ils ont choisi Zou, un dieu ailé à tête de lion, venu tout droit de Mésopotamie !

Près de 3 500 Islandais ont rejoint le mouvement Zuiste ces dernières semaines. Une bonne manière de lutter contre l’oppression fiscale. L’Église zuiste n’a ni clergé, ni temple, ni cérémonie à financer. Les subventions versées par l’État Islandais feront chemin inverse et retourneront dans les poches des contribuables. Les prêtres s’y engagent !

73€ par an et par habitant

La redevance pour les cultes s’élève à 73€ par contribuable pour le budget 2016. A ce prix là, plus de 1% des habitants ont déjà coché la case zuiste. Principalement agnostiques et athées, ils dénoncent cette obligation de financer les cultes. Comme le rapport le porte-parole zuiste Sveinn Thorhallsson au Guardian. En septembre 2015, un sondage d’opinion montrait que 55% des Islandais veulent mettre fin à ce système.

Disparation de l’organisation religieuse dès l’impôt supprimé

Le zouisme est reconnu comme religion par l’État islandais depuis 2013. L’organisation religieuse islandaise annonce sur son site internet qu’elle cessera d’exister dès que l’État supprimera cet impôt archaïque.

De quoi faire couiner certains hommes politiques locaux. Qui ne comptent pas se laisser faire face à tant de libertés individuelles. Ils envisagent de retirer le zouisme des religions répertoriées. Au motif qu’il ne s’agit pas d’une « vraie religion ». Conclusion malheureuse de l’histoire… eux sont de vrais politiques.

Plus loin que la séparation des Églises et de l’État ?

En France la séparation des Églises et de l’État a été promulguée en 1905. Depuis, chacun ses affaires et chacun son financement (plus ou moins occulte). Preuve qu’une institution peut vivre sans être au crochet de l’État, et donc du contribuable.

Mais pourquoi séparer uniquement les Églises de l’État ?

Le contribuable a-t-il vraiment envie de subvenir aux besoins de ces associations sans but, à vocation lucrative. De ces Autorités Administratives, qui n’ont d’indépendantes que le nom. De la Sacem et de ses percepteurs en Mercedes. De la SNCF et ses retards permanents. De la Poste et de ses horaires de fermeture. Des Agences Nationales. Des Groupes d’Intérêts « Publics ». De ces départements / régions / métropoles / communautés de communes – d’agglomération – urbaine  / PAYS ! (eh oui il y a des pays en France).

N’est-il pas temps de se séparer de ce qui gravite autour cet État connivent, obèse et gaspilleur de l’argent des autres ?

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